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La règle : parler du poste, pas enquêter sur votre vie

Le recruteur peut vérifier les compétences, qualifications, expériences, disponibilités et conditions concrètes nécessaires au poste. Le candidat doit répondre de bonne foi à ces questions lorsqu’elles sont pertinentes.

En revanche, une question personnelle sans lien direct et nécessaire avec l’emploi n’a pas sa place dans l’entretien. Une décision de recrutement ne peut pas davantage reposer sur un motif discriminatoire.

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Les 25 critères de discrimination protégés par la loi

  • Origine, sexe, situation de famille, grossesse et apparence physique.
  • Vulnérabilité économique particulière, nom de famille et lieu de résidence.
  • État de santé, perte d’autonomie, handicap et caractéristiques génétiques.
  • Mœurs, orientation sexuelle, identité de genre et âge.
  • Opinions politiques, activités syndicales et qualité de lanceur d’alerte, de facilitateur ou de personne en lien avec un lanceur d’alerte.
  • Capacité à s’exprimer dans une langue autre que le français.
  • Appartenance ou non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée.
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Questions à repérer

  • Vie familiale : couple, enfants, projet de grossesse, mode de garde ou profession du conjoint.
  • Santé : maladie, traitement, poids, taille ou handicap, sauf échange strictement centré sur les conditions du poste et les éventuels aménagements.
  • Origine et convictions : origine des parents, nationalité d’origine, religion, opinions politiques, engagement syndical ou orientation sexuelle.
  • Vie privée et finances : logement, propriétaire ou locataire, prêts, coordonnées bancaires, numéro de sécurité sociale, loisirs ou vie associative.
  • Âge et parcours personnel lorsqu’ils ne répondent à aucune condition légale ou exigence professionnelle objective.
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Répondre sans se laisser enfermer

  • Demandez calmement le lien avec le poste : « Pouvez-vous m’indiquer en quoi cette information est nécessaire pour les missions ? »
  • Posez une limite : « Je préfère conserver cet élément dans ma vie privée. »
  • Revenez au besoin professionnel : disponibilités, déplacements, horaires, compétences ou résultats attendus.
  • Si l’insistance se poursuit, vous pouvez interrompre l’échange ou demander que la question soit reformulée sur le terrain professionnel.
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Les nuances importantes

Le contexte compte. Un employeur peut, par exemple, vérifier que vous êtes autorisé à travailler ou que vous possédez un permis réellement nécessaire au poste. Certaines règles d’âge existent aussi pour des contrats particuliers. Cela n’autorise pas à questionner votre origine nationale ou votre vie privée.

L’employeur peut décrire les contraintes réelles du poste et vous demander si vous pouvez les assurer. Les informations médicales détaillées restent confidentielles ; l’aptitude relève du suivi de santé au travail.

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Si vous pensez avoir subi une discrimination

Notez les mots exacts, la date, l’heure, le nom des personnes présentes et le déroulement de l’entretien. Conservez l’offre, les courriels, messages et tout élément permettant de comparer les faits.

Vous pouvez contacter gratuitement le Défenseur des droits, notamment au 3928, et vous renseigner sur les recours possibles. Ce guide fournit des repères généraux et ne remplace pas un conseil juridique adapté à votre situation.

À adapter à votre situation

Des formulations prêtes à adapter

« Avez-vous des enfants ? »
Je préfère garder ma situation familiale dans ma vie privée. Je peux en revanche vous confirmer mes disponibilités pour les horaires et déplacements annoncés.

« De quelle origine êtes-vous ? »
Je peux vous présenter mon parcours et les langues que je maîtrise si elles sont utiles au poste. Quelle compétence souhaitez-vous vérifier ?

« Avez-vous un problème de santé ? »
Je préfère ne pas détailler mes informations médicales. Je peux toutefois échanger sur les conditions concrètes du poste et ma capacité à réaliser les missions.

« Quelle religion pratiquez-vous ? »
Mes convictions relèvent de ma vie privée. Restons sur les exigences professionnelles et l’organisation du poste.

Les erreurs à éviter

Rester simple et crédible.

  • Inventer une réponse ou fournir une fausse information.
  • Se sentir obligé de révéler une grossesse, un diagnostic médical ou une conviction personnelle.
  • Répondre agressivement lorsque vous pouvez d’abord demander le lien avec le poste et recentrer l’échange.
  • Rester seul après un incident : documentez les faits et demandez conseil à un organisme compétent.

Sources vérifiées

Pour aller à la source.